Manifestations anti-Monusco dans l’Est de la RDC : 36 morts et 170 blessés(bilan officiel)

Manifestations anti-Monusco dans l’Est de la RDC : 36 morts et 170 blessés(bilan officiel)

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo dresse un bilan de 36 personnes tuées lors des manifestations anti-Monusco dans les provinces du Nord et Sud-Kivu durant la semaine écoulée.

Ce bilan, encore provisoire, a été avancé lundi 1er août 2022 à Kinshasa au terme de la réunion présidée par le chef de l’État qui portait sur la présentation du rapport de la délégation dépêchée par l’exécutif national dans la région pour évaluer la situation sécuritaire qui y prévaut depuis le début des manifestations.

D’après Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, qui a déploré ces morts, a promis que les coupables seront sévèrement sanctionnés.

À lui de préciser que les discussions se poursuivent pour le retrait de la mission Onusienne du sol congolais.

« Il ressort de ce rapport un bilan lourd de 36 morts dont 13 à Goma, 13 morts dont 4 casques bleus à Butembo, 4 morts à Uvira, 3 à Kayabayonga et 3 autres à Kasindi. Il a aussi été dénombré près de 170 blessés. La commission gouvernementale a aussi eu des entretiens avec plusieurs acteurs de la société civile à Goma et Butembo. Au cours de ses entretiens, les populations ont formulé une demande claire, celle de voir partir de la RDC, la mission Onusienne » a-t-il dit.

Le gouvernement a été, par ailleurs, instruit à organiser une réunion avec la Monusco en vue de réévaluer le plan de son retrait.

« Le président de la République a exprimé sa totale désapprobation du comportement des casques bleus à la base de ces incidents et de la nécessité de s’assurer que les coupables soient sévèrement sanctionnés » a ajouté Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais.

Notons que trois civils ont été tués par des contingents Tanzaniens à la frontière Congolo-Ougandaise à kasindi dimanche 31 juillet dernier lors des échauffourées entre la Monusco en provenance de l’Ouganda et la population locale. Une situation qui a provoqué des réactions de part et d’autre.

Si certains parlent d’un comportement inhumain, d’autres parlen,t cependant, d’un mépris vis-à-vis de la République Démocratique du Congo. C’est par exemple, le VPM de l’intérieur, Daniel Aselo qui soutient que bientôt des décisions nécessaires seront prises par Kinshasa pour décourager des pareils actes pendant cette période durant laquelle la Monusco est sous pression populaire exigeant son départ du sol congolais suite à son inefficacité face à la situation sécuritaire qui prévaut dans ce coin du pays.

Elias Aungama

ACTUALITES CULTURE EAST AFRICAN COMMUNITY General NATION News Politics POLITIQUE POPULAIRE RDC