Soulèvements populaires : la RDC exige le départ du porte-parole de la MONUSCO

Soulèvements populaires : la RDC exige le départ du porte-parole de la MONUSCO

Le gouvernement congolais a demandé le départ de Mathias Gillmann, porte-parole de la MONUSCO, suite à ses déclarations jugées d’indélicates et inopportunes qui ont occasionné des tensions à la base du décès de 36 citoyens congolais et 170 blessés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu.

Dans sa correspondance adressée à la hiérarchie de la Monusco, le ministre congolais des affaires étrangères, a fait savoir que les tensions vécues ces jours, entre la Monusco et la population de la partie Orientale du pays seraient dûes aux récentes déclarations de Mathias Gillmann, porte-parole de la Monusco.

Christophe Lutundula estime que la présence en RDC de ce fonctionnaire de la Monusco n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité entre les institutions congolaises et la Monusco en vue du meilleur accomplissement du mandat de la mission Onusienne.

Pendant ce temps, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, a lors du briefing de presse de mardi 2 août 2022, insisté sur la nécessité pour la Monusco de quitter le sol congolais car déjà accusée d’inefficace dans le processus de paix dans l’Est de la RDC.

Pour ce membre du gouvernement Sama Lukonde, la confiance entre la Monusco et le peuple congolais est rompue.

Au cours d’une interview en marge de la conférence de presse de la Monusco à Kinshasa le 13 juillet dernier, le porte-parole de cette mission Onusienne avait exprimé ce qu’il qualifie d’incapacité de la Monusco et des FARDC à combattre les groupes armés actifs sur le territoire national.

Une déclaration qui a suscité des réactions de part et d’autre. Elle a également poussé la population de la partie Orientale de la République démocratique du Congo à descendre dans la rue pour exiger le départ sans conditions de la Monusco qualifiée de passive dans le processus de pacification de la région.

Si une opinion estime que le gouvernement doit demander, le plus rapidement possible, le départ définitif de la Monusco du sol congolais, d’autres souhaitent cependant, une convocation d’une session extraordinaire à l’Assemblée nationale pour statuer sur la mission de la Monusco en attendant son départ effectif.

Cependant, dans la correspondance du ministre des affaires étrangères à la mission onusienne, datée du 28 juillet 2022, il a été évoqué le souci de l’aboutissement du plan de transition aux fins du retrait définitif de la MONUSCO de la RDC d’ici à l’horizon 2024.

Elias Aungama

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