GOMA : le prof Muhindo Mughanda dénonce des manipulations politiques en gestation pour déstabiliser la ville et l’UNIGOM

GOMA : le prof Muhindo Mughanda dénonce des manipulations politiques en gestation pour déstabiliser la ville et l’UNIGOM

L’université de Goma met en garde contre toute tentative visant à déstabiliser son bon fonctionnement en ce moment où elle est entrain de prendre un élan sans précédent par des actions concrètes et d’intérêt général de la communauté.
Le chef de cet établissement supérieur de l’état évoque un mouvement insurrectionnel qui serait entrain de s’organiser autour de certains politiques de la région par quelques agents démissionnaires.

Le prof Muhindo Mughanda prévient des troubles qui pourraient insecuriser la ville de Goma se servant de l’université, un haut cadre du savoir, pour des motivations malencontreuses.

Le recteur de l’UNIGOM a, dans une mise au point ce vendredi 3 juin à Goma, affirmé qu’une quarantaine d’agents, administratifs et scientifiques, ayant décidé de demissionner suite à leur mise en congé dans le cadre du contrôle des listes du personnel, ont décidé d’opter pour la violence.

Il regrette que cette antivaleur soit soutenue par des politiciens qui ne digèrent pas le nouvau leadership à la tête de l’université de Goma, celui qui marche selon la loi et la raison.

En effet, dès sa prise de fonction aux commandes du comité de gestion de l’UNIGOM, en septembre 2021, le prof Muhindo Mughanda a fait face à une pléthore des agents. D’une part des fictifs et d’autre des inopérants ou encore ceux ne répondant pas aux normes établies par le ministére de tutelle.

Les dépenses mensuelles qui pouvaient aller jusqu’à 95.000usd ne permettaient pas à l’université de développer ses propres infrastructures, par exemple, a constaté le recteur.

Sans tarder, il a entrepris une démarche qui entendait remettre de l’ordre en vue de relancer l’essor de l’UNIGOM et redorer sa marque d’excellence en commençant par un réglage à l’interne.
Ce, à la demande des agents operationnels et soucieux de l’avenir de cette grande université de l’état au Nord-Kivu.

Dans un premier temps, le personnel est passé de près de 900 à 380, après un travail houleux et méticuleux d’une comission ad-hoc établi pour la cause.
Les critères étaient bien définis en accord avec les textes.

Néanmoins, les agents non retenus ne sont pas directement révoqués mais mis en attente pour une éventuelle utilisation en cas de besoin.
C’est à la suite de cette résolution consensuelle que certains agents ont décidé de déposer offociellement leur démision, sur le fond des manipulations politiques.

Les démissionnaires volontaires avaient demandé le paiement de leurs primes afin de partir pour de bon.
Une demande qui a été exaucée.
Le but était alors non seulement de déstabiliser la bonne marche de l’UNIGOM mais surtout de créer des troubles à l’ordre public à travers l’université, un milieu scientifique, ce qu’elle n’a pas vécue depuis la nomination du nouveau comité de gestion par le ministre de l’ESU, déplore le professeur Muhindo Mughanda.

« Il existe des lois qui ont été respectées. Ces agents ont fait recours à des autorités comme le gouverneur et les députés.
Plusieurs correspondances ont été adressées à d’autres autorités par ces agents. L’année prochaine sera une année électorale et il y a des possibilités qu’au cours de cette année beaucoup de manipulations s’invitent dans l’université en touchant à des questions comme celle-ci qui ont été réglées selon toutes les règles de l’art.
La manipulation, elle va se passer peut-être.
Je crois que c’est le moment de dire clairement que l’université est apolitique et qu’il faut la laisser aux universitaires.
Une des raisons fondamentales pour lesquelles il y avait l’insecurite qui partait de l’université, c’était le statut qu’on donnait à l’université qui ne lui appartenait pas. L’academie aux académiciens et la politique aux politiciens. Nous ne voudrions pas que l’insécurité regagne de la place dans les enceintes de notre institution et pour tous ceux qui voudront politiser une question résolue ou irrésolue qui concerne l’enseignement supérieur, nous demandons à toute la population de leur barrer la route parceque la population a expérimenté que lorsque il y a une bonne gestion de l’université il est possible que des universités vivent la paix et non pas l’insecurité.
Aux agents demissionsires, de ne pas aller outre la ligne », a-t-il déclaré.

Le recteur de l’Université de Goma demande à ses agents en fonction ou ceux non encore retenus sur la liste selon les besoins presents ainsi que ceux qui sont entrain de remplir les critères, de ne pas se rallier aux rebelles.
À ceux qui auraient déjà adressé des correspondances aux autorités non habilitées, une décision leur revoquant ne tardera pas de sortir.

Jospin Hangi

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